Le ventre plein

Ce matin, c’est trop. Ce n’est pas possible de ne pas être allé depuis huit jours. Non, il se passe quelque chose. J’ai l’impression de gonfler. D’ailleurs je gonfle. Et je ne peux rien avaler. Je commence à avoir la nausée. Mon ventre est tendu. Un petit peu, et je n’ai pas mes flatulences habituels. Tout corps qui ne pète ni ne rote est voué à l’explosion ! C’est connu, je vais exploser.

Avant j’appelle les pompiers qui puissent éteindre le feu si j’explose.

Quatre grands gaillards me portent m’allongent et me voilà parti pour les urgences.

L’infirmier ne me fait pas attendre. Il voit mon ventre écoute mon histoire et me fait rentrer sur mon brancard. J’attends seul dans un box. Un médecin au téléphone entre. Il regarde mon ventre. Me regarde. Me demande depuis quand. Je vomie.

J’ai mal. Je ne tiens plus. Quelqu’un me pousse dans un couloir on me passe d’un lit à l’autre.

Un tube rond se met à tourner par dessus ce fameux pléthore !

Derrière la console, on attend l’image. Elle s’affiche par série. Toujours tout regarder. Ne rien manquer être exhaustif. Trouver ce qui ne va pas. Quelques mots ils ont résumé l’histoire : douleur abdominale vomissement arrêt des matières et des gaz. Je jette un œil sur le dossier. Personne ne la interroge on lui a mis une sng et on me la envoyé au scan.

La reconstruction me montre le colon en boulet de canon. Un tourbillon au niveau du sigmoïde, c’est un volvulus ! Il va aller se faire déboucher au bloc. C’est le mot le tuyau s’est replié sur lui même en doigt de gant. Si on tarde il va nécroser et la c’est plus grave. Rien d’autre de spécial à part une aorte digne d’une pub calcaire

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